Relocalisation : comment réduire les coûts de production ?

La question de la délocalisation et de la relocalisation est un sujet brûlant depuis des décennies, tant au niveau financier que politique.
Si la délocalisation présente certains avantages, la relocalisation en France est une stratégie qui séduit de plus en plus de grands groupes.
Coûts de production, de transports, circuits courts, approvisionnement… Thermi-Lyon se concentre aujourd’hui sur le sujet de la relocalisation avec l’éclairage de Bernard Salvi, directeur marketing du groupe.


Les inconvénients de la production à l’étranger

Si les avantages de la délocalisation sont bien connus, il n’en est pas toujours de même pour les inconvénients.
Bernard Salvi en dénombre deux : “Tout d’abord, il faut différencier deux choses : les coûts de production et les coûts de transport. Si la production de certains produits est moins chère ailleurs, il n’en est pas toujours de même pour le transport. Nous avons constaté que certains clients achetant leurs pièces en Asie ont subi d’énormes hausses du prix du transport. La crise de la Covid a bloqué d’énormes porte-conteneurs dans le port de Shanghaï. Les prix des conteneurs ont fortement augmenté, allant jusqu’à tripler.”
Si la production permet d’obtenir des prix plus bas, le transport peut parfois totalement renverser la tendance. “Dès qu’il y a un problème, tout est bouleversé, et les délais sont rallongés.”
En plus de la livraison, l’approvisionnement pose aussi un problème : “nous l’avons vu ces derniers mois avec la crise des composants électroniques. Cela a fortement impacté l’industrie automobile. En effet, avec les voitures intelligentes et la conduite semi-autonome, c’est un secteur qui nécessite de plus en plus de composants de ce type”.


La question de l’écologie

Une autre facette décriée de la délocalisation est le côté peu écologique de ces productions : des matériaux sont élaborés en Asie, forgées ou usinées en France puis redirigées vers les États-Unis.

“Fabriquer en France ou en Europe redevient intéressant sur certains produits”

Pour Bernard Salvi, la délocalisation s’est faite entre autres “pour des raisons financières. On est allés produire dans des pays à bas coût, car à une époque, c'était intéressant. Mais, aujourd’hui, si on prend le coût global d’obtention et de production des pièces, compte tenu des problèmes, revenir en France a de nouveau du sens. Fabriquer en France ou en Europe redevient intéressant sur certains produits.”
Une tendance qui serait surtout intéressante sur du moyen de gamme ou du haut gamme, selon lui.
La relocalisation permet donc de réduire les coûts de transports, mais aussi d’avoir une supply chain plus courte et maitrisée. “Cela offre une meilleure garantie sur les délais d'approvisionnement, avec une livraison plus courte.”
Au niveau de la comptabilité, la réduction des encours permet aussi de faire des économies financières pour les clients. Enfin, la relocalisation permet également une réduction de la pollution globale.
Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, le programme économique mis en place favorise les relocalisations. La Région est motrice pour aider les entreprises à revenir.


Le cas de Thermi-Lyon

Tant pour l’industrie automobile, avec la norme IATF 16949, que dans l’aéronautique, avec le NADCAP, le groupe Thermi-Lyon travaille selon des standards internationaux.
Nous pouvons donc faire tout ce qui est fait dans d’autres pays, grâce à notre haut niveau de technologie. La relocalisation nous intéresse, car cela ramène du business en France. De plus, nous avons une grosse productivité, avec des robots et des fours qui tournent jour et nuit en automatique”, conclut Bernard Salvi.

Thermi-Lyon est spécialisé dans le traitement thermique et le dépôt sous vide au service de la mécanique depuis 1960.
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